Collectif d’entreprises
pour une économie plus inclusive

Il y a trois ans, lors de la crise des gilets jaunes, nous nous étions retrouvés autourd’une double conviction : pour réussir l’indispensable transition environnementale et technologique en cours, il nous faut anticiper et accompagner les profondes transformations sociales qu’elle suppose ; c’est la condition sine qua non d’un progrès partagé qui bénéficie à chacun et reconnaît la contribution de chacun. Dans ce défi de la transition inclusive, nous, grandes entreprises, quel que soit le secteur d’activité auquel nous appartenons, quelle que soit notre forme juridique, nous avons un rôle actif à jouer, par la diversité des compétences que nous représentons, la richesse de nos écosystèmes et notre expertise sociale.

Pragmatique, la démarche que nous avons engagée ensemble en 2018 visait à rassembler les bonnes volontés, non à se substituer aux instances et organisations en place : nous nous sommes ainsi efforcés de permettre des alliances et des échanges de bonnes pratiques pour rendre plus performantes et concrètes nos politiques RSE, nous avons essayé de penser chaîne de valeur amont et aval et de prendre en compte les territoires.

D’où les trois groupes de travail que nous avons constitués : L’amont, avec l’ambition de promouvoir les « achats inclusifs », et de proximité, avec des entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire et des PME. L’aval en construisant des coalitions actives pour proposer des biens et services essentiels accessibles à tous. Et bien- sûr au centre de notre démarche, la promotion professionnelle et le développement du capital humain. C’est pour cela que nous avons pris l’engagement de miser résolument sur l’alternance.

Cet engagement nous l’avons tenu, malgré l’environnement chahuté du Covid, en particulier en construisant dans dix territoires, avec les pouvoirs publics, des écosystèmes pour susciter des vocations notamment parmi les jeunes, recruter et former.

Si les premiers résultats de nos initiatives sont encourageants, il nous faut faire bien plus encore pour contribuer à relever le défi des compétences et de la cohésion sociale. Car aujourd’hui dans notre pays, alors que nous comptons encore 8% de demandeurs d’emploi, les recrutements deviennent difficiles. Il y a dans notre pays 1 million de « NEETS » de moins de 30 ans, qui ne sont ni en éducation, ni en formation, et n’ont pas d’emploi.

Cela doit nous inciter plus que jamais à poursuivre notre mobilisation pour construire de nouvelles solutions d’inclusion dans les années qui viennent. Nous nous y sommes prêts.

Sophie Boissard, CEO de Korian
Thomas Buberl, CEO d’AXA

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Sophie Boissard, CEO de Korian

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Thomas Buberl, CEO de AXA

Créé par Emmanuel Faber et Thomas Buberl, le Collectif pour une économie plus inclusive tire son impact à la fois de la mobilisation soutenue de chaque entreprise participante et de l’association avec des réseaux experts engagés.

32 entreprises, parmi les plus importantes de France, sont aujourd’hui membres du Collectif. Au sein de ces entreprises, le Collectif permet à des collaborateurs de tout niveau hiérarchique de s’engager en faveur de l’inclusion, dans trois groupes de travail communs.

Le Collectif, c’est un réseau de CEO qui se rencontrent deux à trois fois l’an pour appréhender les enjeux, fixer le cap, préciser les objectifs et évaluer les progrès. Beaucoup d’entre eux sont sponsors soit des groupes de travail, soit des collectifs locaux : Catherine MacGregor et Jean-Pascal Tricoire pour le groupe de travail dédié à l’insertion par l’emploi, Jean-Laurent Bonnafé pour le groupe de travail dédié aux biens et services inclusifs. Les sponsors du groupe de travail dédié aux achats inclusifs sont en cours de renouvellement. Dix CEO sont sponsors des collectifs locaux : Thierry Mallet à Bordeaux, Sophie Boissard à Toulouse, Jean-Bernard Lévy à Marseille, Jean-Pascal Tricoire à Grenoble, Christophe Catoir à Lyon, Nicolas Théry à Strasbourg, André Renaudin à Lille, Philippe Brassac à Rouen, Nathalie Jaoui en Seine Saint-Denis et Alain Roumilhac à Nantes. Être sponsor d’un groupe de travail ou d’un collectif local, c’est s’approprier ses perspectives et favoriser la cohésion, contribuer à sa valorisation.

Chacun des trois groupes de travail réunit des pilotes venus de toutes les entreprises membres, et sous l’animation d’un ou deux responsables : le GT1 est animé par Élise Maury (Engie) et moi-même, le GT2 est animé par Jacques Berger (Action Tank Entreprise & Pauvreté) et Eric Campos (Credit Agricole) le GT3 est animé par Johan Titren (Adecco) et Sibylle Quéré-Becker (AXA).

Dans chaque entreprise, un Sherpa a la charge d’animer le réseau d’acteurs engagés. Il fait le lien entre les décisions prises par les CEO et leur mise en application sur le terrain. Il assure la cohérence entre les pratiques locales, les mobilisations des différentes filiales et la discussion des dirigeants. Il est attentif à valoriser les engagements de tous ceux qui permettent à chaque entrerpise de devenir un territoire d’impact pour l’insertion.

Enfin, les dix collectifs territoriaux permettent aux responsables locaux des entreprises de se retrouver sur le terrain pour générer des initiatives, des réflexions collectives en faveur de l’inclusion sur leur bassin d’emploi et pour participer aux évènements qui leur permettent de rencontrer des personnes éloignées de l’emploi, qu’elles n’auraient jamais rencontré sans ce réseau, et ainsi de générer des vocations.

À tous niveaux des 32 entreprises, le Collectif est donc un lieu d’échange, d’émulation, où l’on propose, où l’on invente, où l’on s’engage pour l’inclusion.

Dans les enjeux de RSE, l’époque est aux alliances et aux synergies. Le Collectif rappelle que les engagements se renforcent quand ils sont pris à tous les niveaux de l’entreprise. Nombre des salariés sont personnellement engagés dans ces enjeux. L’adhésion au Collectif par leur CEO vient amplifier l’expérience déjà vécue, les Internal pratiques gagnantes et leur donner une portée stratégique. Le Collectif porte aussi en lui la capacité de construire des mobilisations nouvelles. Les prochains défis sont la création de sous-groupes de travail, dédiés à la création de CFA, à l’accompagnement des migrants ou des réfugiés, à l’expérimentation sur l’emploi des personnes placées sous main de Justice ou à l’amplification du panier de services à destination de personnes nécessiteuses. Pour cela, le Collectif continue de s’appuyer sur les expertises et les réseaux de ses partenaires, l’association 100 Chances 100 Emplois, qui permet aux entreprises du Collectif de rencontrer des jeunes éloignés de l’emploi et l’Action Tank Business & Pauvreté, qui les accompagne dans la création d’offres inclusives pour les plus précaires.

Doté d’une structure souple, mais soudée, le Collectif pour une économie plus inclusive est de ces organisations nouvelles qui créent de l’innovation sociale, grâce à la profonde conviction que le collectif transcende les initiatives individuelles.

Gilles Vermot Desroches, en charge de l’animation du collectif

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Gilles Vermot Desroches, Directeur de la Citoyenneté et des affaires institutionnelles de Schneider Electric

Télécharger notre rapport 2021

Nos trois Groupes de travail

Le Collectif d’entreprises pour une économie plus inclusive a décidé de s’organiser autour de trois Groupes de Travail. Dans son ensemble, le collectif est piloté par Sophie Boissard (Directrice Général de Korian) et Thomas Buberl (Directeur Général d’AXA). Chaque groupe de travail est co-piloté par deux dirigeants d’entreprises.
Sous l’impulsion de ses deux pilotes, chaque Groupe de Travail a défini son champ d’action, fixé un cap et des principes de travail communs. Collectivement, ils définissent une démarche de travail visant à favoriser l’échange de bonnes pratiques et le développement d’initiatives communes.